
Bref, on a joué dans’ neige
Bref, on a joué dans’ neige
Temps de lecture : 3 minutes
On est quoi, un mercredi après-midi? Il neige sur Québec à n’en plus finir. Sérieusement, on peine à voir ne serait-ce que quelques mètres dans les rues ensevelies. C’est un peu la magie de la fin mars au Québec, hein? De nulle part tombe une énorme dompe, comme une occasion pour dame Nature de pousser son dernier souffle hivernal. Je texte Lolo et Ève, c’est le parfait moment pour jouer dans’ neige.
Le soir venu, les précipitations se sont calmées, mais pas la frénésie qui nous a envahis depuis maintenant quelques heures. On ramasse nos pelles, ma vieille planche délabrée et, plutôt que de nous diriger vers la montagne, on décide d’innover. La consistance mouillée et modelable de la neige nous inspire à tirer profit du relief naturel de notre belle ville fortifiée.
Direction le Vieux-Québec
On est quoi, un mercredi après-midi? Il neige sur Québec à n’en plus finir. Sérieusement, on peine à voir ne serait-ce que quelques mètres dans les rues ensevelies. C’est un peu la magie de la fin mars au Québec, hein? De nulle part tombe une énorme dompe, comme une occasion pour dame Nature de pousser son dernier souffle hivernal. Je texte Lolo et Ève, c’est le parfait moment pour jouer dans’ neige.
Le soir venu, les précipitations se sont calmées, mais pas la frénésie qui nous a envahis depuis maintenant quelques heures. On ramasse nos pelles, ma vieille planche délabrée et, plutôt que de nous diriger vers la montagne, on décide d’innover. La consistance mouillée et modelable de la neige nous inspire à tirer profit du relief naturel de notre belle ville fortifiée.
Direction le Vieux-Québec

Sillonner au travers des arches de notre grande forteresse, planches à la main, c’est assez amusant. Comme un clin d’œil au passé, avec un easter egg du futur – nous – dans le décor. Ça n’a pas manqué d’attirer les regards des plus curieux sur notre passage. Ces passants qui, en plus d’être intrigués par notre quête insolite, sont en mode… survie? La pierre des remparts demeure froide et humide, comme l’air qui nous entoure. Je les comprends, tout le monde aurait raison d’avoir hâte de retrouver le confort de sa maison. Puis il y a nous, l’air un peu naïf, mais le cœur rempli d’une motivation à tout briser, tout bonnement à progresser au cœur de l’architecture historique de la Vieille Capitale. On cherche, on garde l’œil ouvert pour le spot à exploiter. Une cage d’escalier, une rampe, que dis-je, un canon, pourraient faire.
On finit par trouver une place iconique, imagine: à deux pas de la Terrasse, sous le regard imposant du Château. Yep, c’est le spot. Fait intéressant et ne résultant absolument que d’un bon vieux coup de chance; il s’avère que Mr Frontenac et moi-même avions tous deux décidé de nous de nous vêtir d’orange, précisément pour cette soirée.
Sillonner au travers des arches de notre grande forteresse, planches à la main, c’est assez amusant. Comme un clin d’œil au passé, avec un easter egg du futur – nous – dans le décor. Ça n’a pas manqué d’attirer les regards des plus curieux sur notre passage. Ces passants qui, en plus d’être intrigués par notre quête insolite, sont en mode… survie? La pierre des remparts demeure froide et humide, comme l’air qui nous entoure. Je les comprends, tout le monde aurait raison d’avoir hâte de retrouver le confort de sa maison. Puis il y a nous, l’air un peu naïf, mais le cœur rempli d’une motivation à tout briser, tout bonnement à progresser au cœur de l’architecture historique de la Vieille Capitale. On cherche, on garde l’œil ouvert pour le spot à exploiter. Une cage d’escalier, une rampe, que dis-je, un canon, pourraient faire.
On finit par trouver une place iconique, imagine: à deux pas de la Terrasse, sous le regard imposant du Château. Yep, c’est le spot. Fait intéressant et ne résultant absolument que d’un bon vieux coup de chance; il s’avère que Mr Frontenac et moi-même avions tous deux décidé de nous de nous vêtir d’orange, précisément pour cette soirée.

On s’affaire à la construction du jump. Pour les moins expérimentés, je confirme qu’une telle construction relève de réels calculs, une vraie science inattendue! La dureté de la neige, l’angle et la largeur du jump, la vitesse pour s’y rendre, et j’en passe, ne sont que quelques-uns des éléments à considérer pour maximiser les chances de succès de l’opération. Et avec raison, on ne voudrait pas que la structure s’affaisse, rien que pour que je me fracasse 3 côtes sur la rampe. Ça demande du jus de bras, mais on y vient tout de même à bout en moins d’une heure.
Sans trop s’en rendre compte, un petit attroupement se forme de part et d’autre de notre désormais divertissement urbain. Ahuris, joueurs, intrigués, les nombreux passants ne prévoyaient certainement pas ce spectacle incongru dans leur soirée. En même temps, ce n’est pas tous les jours qu’on voit trois macaques se démener à construire Dieu seul-sait-quoi dans cette slush de fin mars.
On s’affaire à la construction du jump. Pour les moins expérimentés, je confirme qu’une telle construction relève de réels calculs, une vraie science inattendue! La dureté de la neige, l’angle et la largeur du jump, la vitesse pour s’y rendre, et j’en passe, ne sont que quelques-uns des éléments à considérer pour maximiser les chances de succès de l’opération. Et avec raison, on ne voudrait pas que la structure s’affaisse, rien que pour que je me fracasse 3 côtes sur la rampe. Ça demande du jus de bras, mais on y vient tout de même à bout en moins d’une heure.
Sans trop s’en rendre compte, un petit attroupement se forme de part et d’autre de notre désormais divertissement urbain. Ahuris, joueurs, intrigués, les nombreux passants ne prévoyaient certainement pas ce spectacle incongru dans leur soirée. En même temps, ce n’est pas tous les jours qu’on voit trois macaques se démener à construire Dieu seul-sait-quoi dans cette slush de fin mars.


Allez, c’est le temps de l’essayer; une fois, deux fois, une autre… voyons je suis incapable d’avoir la bonne vitesse, le bon angle… merde les couilles!! Bon aller je me lance pour vrai.
Tu sais le son que font deux épées qui s’entrechoquent, une onde à la vibrance tranchante? Hey bien c’est exactement de cette manière que s’est fait entendre la lame de ma planche sur le cylindre métallique. Une perfection auditive, à la grande satisfaction de nos nouveaux amis indiens et montréalais! Comme quoi le street peut vraiment intéresser tout le monde.
Allez, c’est le temps de l’essayer; une fois, deux fois, une autre… voyons je suis incapable d’avoir la bonne vitesse, le bon angle… merde les couilles!! Bon aller je me lance pour vrai.
Tu sais le son que font deux épées qui s’entrechoquent, une onde à la vibrance tranchante? Hey bien c’est exactement de cette manière que s’est fait entendre la lame de ma planche sur le cylindre métallique. Une perfection auditive, à la grande satisfaction de nos nouveaux amis indiens et montréalais! Comme quoi le street peut vraiment intéresser tout le monde.

Pour être parfaitement honnête, il a fallu s’armer de patience pour avoir la shot, probablement entre 13 et 157 tentatives, j’approximerais. En même temps, réussir à synchroniser l’éclairage – on salue Ève la guerrière avec les lampes frontales – la série de photos et le cadrage, tout ça avec plus ou moins 25 centièmes de seconde passée au centre de la rampe, c’est un pas pire défi. Mais tabarouette que ça a valu la peine!
Bref, on a joué dans’ neige.
Pour être parfaitement honnête, il a fallu s’armer de patience pour avoir la shot, probablement entre 13 et 157 tentatives, j’approximerais. En même temps, réussir à synchroniser l’éclairage – on salue Ève la guerrière avec les lampes frontales – la série de photos et le cadrage, tout ça avec plus ou moins 25 centièmes de seconde passée au centre de la rampe, c’est un pas pire défi. Mais tabarouette que ça a valu la peine!
Bref, on a joué dans’ neige.




Rédacteur: Jacob Lajoie
Photographe: Laurent Auchu
Rédacteur: Jacob Lajoie
Photographe: Laurent Auchu

À propos de l’auteur
Réel planchiste dans l’âme depuis son plus jeune âge, Jacob apprécie particulièrement la combinaison de cette passion à celles du voyage et, en totale franchise, à la pratique de tous les autres sports qui font tourner les yeux de sa mère. Son motto; à quoi bon vivre la plus grande des aventures si elle ne peut pas être racontée? Il commence donc, en compagnie de son acolyte Laurent à la photographie, à rédiger leurs péripéties. Accompagnés des clichés, ces histoires font vivre les souvenirs d’Hokkaido et des Alpes japonaises, de la Gaspésie, du Lac St-Jean, de la Vielle-Capitale, et bien plus!

À propos de l’auteur
Réel planchiste dans l’âme depuis son plus jeune âge, Jacob apprécie particulièrement la combinaison de cette passion à celles du voyage et, en totale franchise, à la pratique de tous les autres sports qui font tourner les yeux de sa mère. Son motto; à quoi bon vivre la plus grande des aventures si elle ne peut pas être racontée? Il commence donc, en compagnie de son acolyte Laurent à la photographie, à rédiger leurs péripéties. Accompagnés des clichés, ces histoires font vivre les souvenirs d’Hokkaido et des Alpes japonaises, de la Gaspésie, du Lac St-Jean, de la Vielle-Capitale, et bien plus!